Un atelier national, organisé par
le ministère de l’Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche, en
concertation avec la Commission de l'Union Economique et
Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) a ouvert ses travaux, lundi 21
juillet 2008, au CASEF à Lomé. Cette rencontre, qui regroupe des
experts en pêche, en socio-économie, en coopération
internationale, en recherche halieutique et en droit de la
pêche, est une réunion préparatoire en vue de l'harmonisation
des législations en matière de pêche maritime et continentale
dans l'espace UEMOA.
Le processus d'harmonisation des textes juridiques en matière
des pêches maritime et continentale au sein des pays membres de
l'UEMOA a débuté, lundi 21 juillet 2008, au cours d'un atelier
qui a ouvert ses travaux à Lomé.
Les participants, qui sont des acteurs de la pêche et de
l'agriculture ainsi que du droit, vont pendant deux jours,
analyser des textes juridiques en matière de pêche dans tous les
Etats de l'UEMOA. La finalité est de relever les points de
convergence et de divergence de ces textes et formuler des
recommandations à l'endroit de la Commission de l'UEMOA en vue
de parvenir à une harmonisation régionale.
Le ministre de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche, M.
Kossi Messan Ewovor, qui a ouvert les travaux, a indiqué que la
politique nationale en matière de pêche cadre bien avec les
préoccupations de la commission de l'UEMOA.
Une politique qui veut accorder à la pêche une place
prépondérante dans l'économie nationale et la sécurité
alimentaire. Il a reconnu que les différents défis auxquels est
confronté aujourd'hui la pêche au Togo tout comme dans l'espace
communautaire ne peuvent être relevés que par une gestion
coordonnée et harmonisée des règles et des ressources dans un
cadre réglementaire cohérent. Ce qui permettra, a ajouté le
ministre Ewovor, de répondre aux exigences du marché régional et
international et de rendre la pêche plus compétitive.
Il a exhorté les participants à un travail soutenu pour sortir
des propositions pertinentes en vue de l'atelier régional qui
aura lieu dans quelques mois.
Pour le Dr Adow Seibou Sonhaye, représentant la commission de l'UEMOA,
le but de l'harmonisation des textes est de permettre à tous les
pays de l'espace UEMOA de parler le même langage en ce qui
concerne les pêches maritime et continentale. Ce qui veut dire,
a-t-il donné en guise d'exemple, qu'avec cette harmonisation,
les pêcheries de l'Union pourront être ouvertes à l'ensemble des
citoyens de cet espace. Ainsi le Togo, qui a une ouverture sur
la mer mais dont le plateau continental est restreint, peut
aller pratiquer la pêche dans les pêcheries d'autres pays comme
le Mali ou le Niger qui ont une très grande activité de pêche
continentale.
A noter qu'au Togo, la pêche contribue pour 4℅ au PIB au secteur
primaire et emploie environ 22 000 personnes dont 10 000
pêcheurs et 12 000 femmes mareyeuses transformatrices et
commerçantes de poissons. Elle fournit au pays près de 20 000
tonnes de produits de pêche par an, couvrant ainsi environ 35℅
des besoins de la population nationale.
La pêche au Togo est confrontée à d'énorme, difficultés,
notamment la rareté des ressources pour accompagner les pêcheurs
le manque et la vétusté des structures et du matériel de pêche.
D'autres handicaps sont la sous information des acteurs sur les
exigences de cette activité, leur niveau technique faible ainsi
que les défis de la mondialisation de l'économie et de la
dégradation de l'environnement naturel.